Vidéo Corsica Libera : directeur Régional des finances publiques : du « dérapage » au service commandé.

Par sa vigilance, le Président de l’Assemblée de Corse a permis, il y a quelques jours, de révéler et de dénoncer publiquement  une attitude scandaleuse d’un des plus hauts cadres administratifs de la France en Corse. Cette attitude, révélée à l’opinion de notre peuple par ses propres agents, est contraire à l’éthique réclamée par sa fonction autant qu’aux intérêts de la Corse et de son peuple.

 Au-delà de la légitime indignation et des réactions de contestation unanimes suscitées dans notre pays, ce que la plupart des observateurs frileux appellent pudiquement un « dérapage» de la part du Directeur Régional des finances publiques en Corse  mérite amplement, de notre point de vue, d’être replacé dans un contexte général de déni de démocratie et de règne de l’arbitraire dont l’Etat français porte l’entière responsabilité. Contexte largement entretenu si ce n’est suscité par les plus hautes autorités de l’Etat français.

 Ce déni, symbole même du sentiment de toute puissance de l’administration française en Corse est par ailleurs, et sans la moindre vergogne, confirmé par la réponse récente de M. Olivier Dussotp, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Action et des Comptes Publics qui, dans un communiqué de presse outrancier et injurieux envers les agents d’État en poste en Corse , dément avec aplomb toutes les déclarations des différents syndicats.

Il relègue donc ces fonctionnaires et responsables syndicaux au rang de mythomanes déloyaux tout en renouvelant, cela va de soi, son soutien et sa confiance à l’ensemble des agents mais tout particulièrement à son zélé Directeur Régional M.de Molliens.

Corsica Libera apporte son soutien aux fonctionnaires et aux responsables syndicaux ayant dénoncé ces propos intolérables et assure que ce n’est pas à eux d’en assumer la teneur. Nous serons vigilants à l’égard de toute dérive arbitraire.

Notre parti constate qu’en marge de prétendues discussions sur le statut de la Corse, les choses se précisent et confirment le non-respect du vote des Corses largement exprimé à de multiples reprises aussi bien à l’Assemblée de Corse que dans les urnes.

Nous dénonçons fermement l’acharnement judiciaire et fiscal des instances de l’Etat français à l’encontre de nos militants, le diktat permanent des préfets gouverneurs, dont l’utilité et la légitimité dans notre pays sont chaque jour un peu plus contestées par l’ensemble des citoyens, la volonté manifeste et réitérée de « décorsiser » la Corse, nous renvoyant sans cesse au vieil objectif de « la cage sans les oiseaux » de sinistre et fasciste mémoire.

On aurait tort de prendre les dernières élucubrations verbales de ce fonctionnaire français pour autre chose que ce qu’elles sont véritablement : l’expression, décomplexée, tout haut, de consignes sournoises données en amont, en haut lieu, et sotto-voce.

 En fait il était, tout simplement, une fois encore pour l’Etat français, « l’homme qu’il faut là où il faut ». 

 Au-delà du départ de cet individu que nous réclamons dans les plus brefs délais, personnage dont les propos engagent toute une administration mais aussi les plus hautes instances d’un Etat délétère, Corsica Libera exige une mise à plat de la situation fiscale de la Corse, ainsi que l’obtention d’un Statut fiscal et social qui seul permettra de sauver notre économie et de garantir la justice sociale dans notre pays.

 En attendant, nous demandons également que soient rapidement mis en place des moratoires pour les petites entreprises, dont les difficultés résultent, en grande partie, des politiques néfastes appliquées jusqu’ici dans ce domaine.

 

« L’océanisation des cadres 2011 »

« Océanisation des cadres » : il y a quelques mois, la même banderole était tenue devant les locaux du vice-rectorat par les professeurs stagiaires. Cette fois-ci, ce sont des fonctionnaires du Trésor public qui affichent cette revendication. Une partie d’entre eux est entrée en grève mercredi matin pour protester contre le « favoritisme » au profit des «expatriés » qui serait à l’œuvre au sein du Trésor.

Le syndicat FO – DGFIP revendique entre 80 et 100 grévistes, sur 140 employés. Ils ne seraient toutefois qu’une trentaine selon la direction, qui ne s’est pas exprimée officiellement pour l’instant. Mais personne ne travaillera ce mercredi : les grilles sont fermées depuis le début de la matinée, et l’accès interdit.

Pendant que les non-grévistes, regroupés dans un café voisin, attendent les instructions de leur direction, les syndicalistes expliquent les raisons de leur mécontentement. « Il y a plusieurs points qu’on soulève, 11 en tout, mais on demande surtout l’embauche locale, et l’océanisation des cadres » explique le secrétaire départemental adjoint de FO-DGFIP en Polynésie française. « Le salaire des fonctionnaires est gelé depuis 2001, donc le seul moyen pour nous de progresser dans notre carrière, c’est le tableau d’avancement. Or on se rend bien compte que les résidents sont lésés » affirme le syndicaliste, pour qui « ce n’est pas une impression ».

Un résident aurait 5 fois moins de chance d’être promu qu’un ‘expatrié’

 

Le secrétaire départemental adjoint de FO-DGFIP en Polynésie française, Kailhua Pomare

Pour démontrer cette « inégalité de traitement », Kailhua Pomare prend un exemple : l’origine des candidats retenus pour un avancement de la catégorie C à la catégorie B. « Pour 5 postes disponibles, il y a eu 30 candidats : 7 expatriés et 23 résidents. Or la direction a choisi 3 expatriés, et 2 résidents, qui ne sont même pas sûrs de passer. Entre 50% de chance pour les expatriés, et 10% pour les résidents, nous on estime qu’il y a… enfin on ne va pas dire les mots qui fâchent comme discrimination, mais on se rend bien compte qu’il y a une inégalité » explique le secrétaire départemental adjoint.

FO-DGFIP demande donc l’instauration d’un avancement proportionnel au nombre de candidats résidents et expatriés. « C’est un sentiment d’injustice que nous avons. Tous les ans on entend les agents dire ‘encore une fois c’est les expatriés, encore une fois c’est les expatriés’ » résume Kailhua Pomare. Le syndicat a été reçu mercredi matin à 10H par le trésorier payeur général (TPG), Yann de Molliens, qui n’a pas souhaité répondre à nos questions pour le moment.

Rédigé par F K le Mercredi 14 Décembre 2011

 

Corsica Libera

 

 

 

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